Dossiers


Avant tout, le PS rappelle que cette question ne doit pas occulter les vrais défis auxquels notre société est confrontée: le droit pour chacun de disposer d’un travail et d’un logement décents; la lutte contre les discriminations et contre toutes les formes d’intégrisme; et le développement du «mieux vivre ensemble», pour que les différentes composantes de notre société se côtoient et se respectent davantage.

L’espace public: l’efficacité à l’échelle locale
Le Bureau du PS tient à rappeler que, de manière générale, la dignité de la personne passe par son identité.

 


Quant aux principes fondamentaux de liberté d’expression et de religion, ils doivent être appliqués de la manière la plus large possible dans l’espace public. Ces libertés doivent, toutefois, pouvoir s’exercer tout en tenant compte des exigences que requièrent le maintien de l’ordre public et de la sécurité.

Pour le PS, les vêtements ou accessoires couvrant entièrement le visage et ne permettant pas l’identification de la personne (tels la burqa) dans l’espace public doivent être interdits.

Pour le PS, l’échelon local est le plus efficace pour faire appliquer cette interdiction et est nettement préférable à des poursuites pénales préconisées par certains (surcharge inutile de l’appareil judiciaire). Une série de communes, à l’initiative de bourgmestres socialistes, procèdent, d’ailleurs, déjà à cette interdiction.
C’est pourquoi le Bureau du PS demande à tous les bourgmestres et mandataires locaux socialistes l’adoption, dans les communes où cela s’avère nécessaire, d’un règlement de police interdisant tout vêtement de ce type. Ces règlements de police prévoiront une sanction administrative (amende) en cas de non respect de cette règle.

L’école et la fonction publique: un débat serein et constructif
Le PS est conscient des difficultés générées par la situation actuelle, où les écoles sont libres d’interdire ou d’autoriser les signes religieux et philosophiques distinctifs.

Par ailleurs, la fonction publique doit être neutre et impartiale, ce qui implique des attitudes appropriées de la part des fonctionnaires.

Dans ce contexte, le Bureau du PS a décidé d’ouvrir un champ de discussion spécifique sur la question du port de signes religieux, philosophiques ou politiques distinctifs à l’école et dans la fonction publique.

Concrètement, une délégation d’élus socialistes co-présidée par les sénateurs Philippe MOUREAUX et Philippe MAHOUX procédera à une série d’auditions de représentants de la société civile (secteur associatif, directeurs d’écoles, enseignants, agents publics, etc.). Les autres membres de la délégation PS seront Marie Arena, Olga Zrihen, Caroline Désir, Christie Morreale, Fatiha Saïdi, et Graziana Trotta.

Il s’agit, pour le PS, d’organiser un débat constructif et sans tabou, avec les personnes qui sont directement concernées par cette question sensible et complexe. A l’issue de ces rencontres, la délégation fera rapport au Bureau du PS.
En tout état de cause, le PS demandera par ailleurs que l’ensemble des partis politiques puissent également ouvrir un débat sur cette question au sein du Parlement de la Communauté française, afin d’aboutir à une solution constructive.