Image extraite du Réseau Public de la Lecture en province du Hainaut (http://www.hainaut.be/culture/bibliotheques/template/template.asp?page=bus)

Question orale de la Députée Olga Zrihen à Madame Eliane Tillieux, Ministre de la Santé, de l'Action sociale et de l'Egalité des chances sur « la création d'un partenariat entre les maisons de repos et les bibliothèques communales »

La ville de Binche vient de mettre sur pied un nouveau service de bibliothèque à domicile ayant pour but de permettre aux personnes ayant des difficultés de mobilité, de pouvoir goûter à la lecture.

Ce service est d’office accessible pour les malades de longue durée, les personnes âgées et à mobilité réduite, pour les familles avec enfants qui ne disposent pas de moyens de locomotion efficaces, ..

. Les emprunteurs se procurent un passeport lecture de la communauté française en contactant la bibliothèque communale pour la somme de 1€ par an pour les enfants et de 3€ pour les adultes. Le prêt dure plus d’un mois mais peut être inférieur en fonction de la demande du lecteur.

Les bibliothécaires effectuent une sélection personnalisée de livres en fonction des préférences communiquées par les inscrits et se rendent au domicile des personnes pour leur permettre de piocher dans l'échantillon préparé. Ces rencontres sont aussi pour les bibliothécaires l’occasion de discuter avec les usagers et de solliciter leur avis.

L'initiative lancée par la ville de Binche, renforce le lien social et aide les personnes les plus fragilisées et je suis persuadée que ce genre de rapport permettra au public cible de surmonter les difficultés liées à l'isolement. Pour un malade ou une personne âgée, la visite programmée sera souvent une véritable respiration.

Sachant qu’autour des livres, il y a vraiment prétexte à parler et que beaucoup de personnes en maison de repos souffrent de solitude accompagnées de grandes difficultés pour avoir accès à la lecture, ne serait-il pas possible de sensibiliser les dirigeants de ces établissements à solliciter les bibliothèques afin que celles-ci organisent le prêt à domicile voire même des animations littéraires ?

Envisagez-vous de prendre contact avec la Ministre Laanan pour établir un partenariat afin qu'un tel projet puisse être généralisé dans les maisons de repos et cofinancé par la Région wallonne et la Communauté française ?


 Je vous remercie.



Réponse de Madame Eliane Tillieux, Ministre de la Santé, de l'Action sociale et de l'Egalité des chances: Madame la Députée, Un partenariat entre les maisons de repos et les bibliothèques publiques peut effectivement s'avérer utile là où il y a une demande ou à tout le moins, un intérêt dans le chef de certains résidents. Outre la délivrance de livres à destination des résidents, il faut aussi privilégier des animations autour du livre. Certaines maisons de repos n'hésitent pas à faire appel à des animateurs et établissent un partenariat avec les services culturels. Nombre de bénévoles remplissent aussi un rôle de lecteurs auprès des résidents. J'ai pu le constater lors de mes visites. La famille peut aussi contribuer, lors de ses visites, à apporter de la lecture à son parent résident. De telles initiatives peuvent indubitablement enrichir le projet de vie de l'Institution. C'est une approche qualitative de l'accueil en maison de repos qui doit guider les gestionnaires à imaginer avoir recours au services culturels, aux bibliothèques de la Croix Rouge comme dans les hôpitaux, aux prêts de livres dans les bibliobus ... En égard des besoins exprimés par les résidents ou de l'offre qui peut leur être présentée. D'autre part, les bibliothèques peuvent aussi mener des actions de promotion de la lecture en collaborant avec les associations culturelles et d'éducation permanente. Les maisons de repos ou les centres d'accueil de jour peuvent faire appel à leurs services au bénéfice de la collectivité de résidents pour développer les animations. Il est important de sensibiliser les établissements à de telles initiatives positives en les recevant et en favorisant l'échange de bonnes pratiques. Les rapports d'activités doivent y contribuer.