Une attention accrue pour les travailleurs +55 ans: bien sûr, mais de là à le faire à la suédoise... (Question orale sur l'étude PWC "Golden Age Index 2015" au Parlement Wallon, le 19 novembre 2015)

Mme Zrihen (PS). - C'est bien d'une étude récente de la « Golden Age Index 2015 », de la société PwC qu'il s'agit et qui signale que la Belgique pourrait augmenter son PIB de 10 % si elle organisait mieux le travail des aînés, c’est-à-dire les 55 ans et plus. En termes de chiffres, la Belgique, actuellement, est à la 27e place sur 34 au classement des pays de l’OCDE. Notre pays, au cours des 10 dernières années, est quand même passé de la 33e à la 27e place. Il y a quand même une évolution en la matière, même si l'on peut considérer que, par rapport à la moyenne, d’après Peter De Bley, qui est chez PwC Belgique, il y a quand même un léger retard.

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 Une évolution notable et positive pour la formation en alternance. C’est ce qui ressort de la réponse de la ministre Eliane Tillieux à la question écrite de la députée Olga Zrihen (PS):

Question (écrite, Olga Zrihen, le 30 septembre 2015):

À l'heure où les étudiants se préparent à retourner sur les bancs de l'école, la formation en alternance est et sera un des piliers majeurs dans l'avenir du développement des citoyens dans le marché du travail.

Dans son récent numéro, l'Union wallonne des entreprises faisait part de sa réserve sur la pertinence du Graal qu'est la formation en alternance. En effet, il leur paraîtrait impossible de simplement importer le modèle déjà réalisé en Allemagne ou en Suisse.

Premièrement, l'image négative que véhiculerait la formation en alternance pourrait être responsable du désintérêt des jeunes.

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Mme Zrihen (PS). - Madame la Ministre, trois cellules de reconversion (Saint-Gobain, Duferco, Carsid) vont clôturer leur travail. Il est inutile de rappeler leur utilité et leurs résultats, qui ont permis la remise au travail d'environ la moitié des travailleurs concernés lors des licenciements.

Rappelons aussi la dimension collective d'encadrement de ces cellules, qui pallient également l'isolement dans lequel bon nombre de ces travailleurs tombent après leur licenciement. Les cellules permettent enfin de procurer des formations ciblées et adaptées a chaque travailleur et en tenant compte du marché de l'emploi.

Quel bilan en tirez-vous, pour ces 3 cellules en particulier et pour les 87 cellules en activité en général ?
 
Quel fut le réel impact du fonds européen d'ajustement a la mondialisation dans ces dispositifs ?

D'une manière générale, quel est l'avenir des cellules de reconversion, particulièrement dans le cas des travailleurs âgés, notamment au regard des restrictions introduites récemment en matière de prépension ? Je vous remercie de vos réponses.

Lire la suite : Le taux d'insertion à l'emploi des cellules de reconversion

 

Mme Zrihen (PS). - Monsieur le Ministre, l'Institut pour un développement durable et le Réseau wallon de lutte contre la pauvreté estiment que les chiffres de la pauvreté en Belgique sont sous-estimés. L'indicateur qui sert de référence aujourd'hui en Belgique, comme en Europe, est le seuil de pauvreté. Ce seuil est situé à 60 % du revenu médian. Pour rappel, il ne s'agit pas du revenu moyen, mais du revenu qui se situe entre le plus petit revenu et le plus haut salaire.

Pour calculer le revenu médian et donc le seuil de pauvreté, il s'agit de prendre en compte toutes les ressources financières d'un ménage. Or, une étude récente démontre une différence moyenne de 2 500 euros par mois et par habitant entre les chiffres de la comptabilité nationale et les chiffres de l'enquête SILC, car les gens sous-déclarent les revenus de la propriété, à savoir les dividendes, les intérêts et les loyers. Le seuil probable de pauvreté aujourd'hui en Belgique avoisinerait plutôt 1 200 euros par mois.

Lire la suite : L'indice de déprivation matérielle et le seuil de pauvreté

Olga ZRIHEN, députée PS : Dans le cadre de la mise en place du nouveau décret régissant le secteur de la pêche, l'agrément des fédérations de pêche est « l'élément fondamental devant permettre l'entrée en vigueur du décret dans les prochains mois ».

Or la Fédération des sociétés de pêche et de pisciculture du centre n'a, à l'heure d'aujourd'hui, reçu aucun document permettant d'entrer dans les conditions demandées à l'agrément.

La situation est même plus grave que cela. La Fédération du centre est en discussion avec la Fédération de Mons-Borinage depuis quelques mois pour mettre au point une fusion et entrer en toute quiétude dans le nouveau décret. Malheureusement, le débat s'envenime et ne laisse présager, en l'état, aucune solution tangible et pérenne dans les échanges à venir.

Lire la suite : Des hameçons coincés dans le sous-bassin de la Haine ?

Retransmission par Antenne Centre de la question d'actualité de la députée Olga Zrihen et réponse du ministre Jean-Claude Marcourt (séance plénière du Parlement wallon du mercredi 14 octobre 2015) - Source: antennecentre.tv/www/longtain_au_parlement_wallon-82846-999-226.html

Lire la suite : Longtain - Question d'actualité au Parlement de Wallonie

Des témoins du vécu, des militants, des professionnels qui côtoient la pauvreté au quotidien prennent la parole. Tantôt pour témoigner des constats vécus, tantôt pour amener des propositions. Tous s’inscrivent dans un processus d’évaluation du 1er plan wallon de lutte contre la pauvreté et se donnent d’ores et déjà rendez-vous l’année prochaine.

Christine Mahy évoque les qualités du 1er plan wallon de lutte contre la pauvreté avant d’illustrer son propos par la lecture d’un texte provenant d’une expérience personnelle vécue par un membre du Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté.

Christine Mahy s’attache également à démontrer, par des illustrations concrètes, ce que signifient les « richesses matérielles » qu’il ne s’agit pas de réduire ou de confondre avec un revenu à la fin du mois. Elle poursuit son exposé en traitant des richesses relationnelles, naturelles, collectives, affectives, psychologiques et privées.

Elle s’en prend également aux mesures du gouvernement fédéral et invite à la compréhension de certaines fraudes sociales comme un acte de « tricherie, tout simplement pour vivre, pour survivre. Pas pour s’enrichir ».

Débat passionnant entre le public et le philosophe Bernard Van Asbrouck, faisant suite à son intervention produite dans le cadre du Débat citoyen qui s'est déroulé au Parlement de Wallonie, en 2015, et qui fut consacré à la lutte contre la pauvreté en Wallonie.

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