Le Sénat a voté aujourd’hui deux propositions de résolution de la Sénatrice Olga Zrihen visant à lutter contre la pauvreté : l’une pour lutter contre la pauvreté infantile et l’autre visant à lutter contre la fracture numérique.

Dans notre pays, 15% des personnes vivent sous le seuil de pauvreté. Chez les enfants, ce taux s’élève à 17%. Le risque de basculer dans la pauvreté touche 39,5% des familles monoparentales. Il atteindrait même 74,4% pour les enfants dont les parents ne travaillent pas. L’emploi reste donc bel et bien l’élément d’intégration essentiel dans notre société…


Pour le groupe PS du Sénat, il est intolérable que dans notre société, il y ait autant d'enfants qui vivent dans la pauvreté et se trouvent dans une situation de dépendance.

Dans l’attente de la prochaine recommandation en la matière publiée par la Commission européenne en 2012, Olga Zrihen insiste pour que des politiques engagées soient initiées afin de casser le cercle vicieux de la pauvreté. Chaque enfant doit avoir les mêmes chances.

En complément de cette proposition relative à la pauvreté infantile, et dès lors que la pauvreté est reconnue en tant que problématique multidimensionnelle, une proposition portant sur la fracture numérique a également été votée. Cette fracture empêche les personnes concernées d'occuper une place à part entière dans la société ainsi que de bénéficier de leurs droits en matière de logement, d'enseignement, d'emploi et de sécurité sociale.

La communication électronique est elle aussi essentielle dans la lutte contre la pauvreté. Tendre vers un « internet citoyen » est indispensable dès lors qu’il s’agit d’accessibilité pour tous aux technologies de l’information et de communication (TIC).

En ce sens, alors que la seconde phase 2011-2016 du plan de lutte contre la pauvreté va pouvoir être lancée, la réduction du coût de la connexion à internet haut débit reste la priorité absolue pour cet internet plus citoyen.

Olga Zrihen restera attentive à la concrétisation des éléments de sa résolution mais également aux travaux spécifiques menés par le gouvernement  en vue de renforcer encore la présence des espaces publics numériques dans les quartiers et aussi la mise sur pied d’un service universel en matière de tarifs sociaux.