Question orale de Madame Olga Zrihen à Madame Fadila Laanan relative à la création d'un carnet de vaccin électronique (04/06/2013)

Madame la Ministre,

Qui en 2013, ne conserverait que sur un bout de papier des informations importantes et capitales pour la santé, qu'il faudrait s'escrimer à rechercher, reconstituer ? Des informations dont la perte ferait courir le risque de ne pas être suffisamment protégé ou au contraire de recevoir des vaccins inutiles parce qu'ils auraient été déjà reçus ou de ne plus se rappeler les rappels !

Depuis 2011, certaines maladies sont revenues sous la forme d’épidémies. C’est le cas de la rougeole ou des oreillons et tout récemment de la coqueluche. Ce phénomène s’explique par un manque de vigilance et une minimisation des risques par la population et par une couverture vaccinale insuffisante.

Le carnet de vaccin dans sa version électronique présente de nombreux avantages:

  • il permet d'accéder rapidement à des données médicales importantes;
  • il permet d'établir la liste des vaccins reçus, et des éventuelles allergies ou maladies chroniques dont souffrirait le patient.
  • Et surtout il est disponible en tout temps et devient un document pérenne attaché à la personne comme une carte d'identité santé.

Madame la Ministre, que pensez-vous d'électroniser le carnet de vaccination et d'établir un site internet gratuit et sécurisé destiné au public comme c'est le cas en Suisse, par exemple, qui permette de :

  • enregistrer les vaccins reçus ;
  • identifier les vaccins reçus ;
  • recevoir des notifications lorsque des rappels sont nécessaires.
  • Cette idée pourrait-elle faire l'objet d'une proposition?

La protection de la santé publique et individuelle est évidemment primordiale, afin de contribuer activement à cette protection, il convient également de sensibiliser les médecins, pédiatres.... Avez-vous déjà sollicité ces derniers afin d'établir un état des lieux de la situation et d'avoir leurs avis?

Madame la Ministre, je vous remercie par avance pour réponses.


 

Réponse de Madame la Ministre Fadila LAANAN (04/06/2013)

 

Un projet d’informatisation des commandes de vaccins est actuellement en cours de réalisation.

Il s’agit d’un ambitieux projet qui nécessite de nombreux accords, notamment en matière de protection de la vie privée et de logiciels informatiques.

Actuellement, les dernières démarches informatiques sont en cours. Dès qu’elles seront terminées, le système sera testé avant de le mettre à disposition des médecins qui vaccinent un patient.

L’application permettra de commander électroniquement les vaccins de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de constituer progressivement une banque de données vaccinales personnelles. Ces données seront accessibles aux vaccinateurs. Pour des raisons de fiabilité et de responsabilité, l’accès à la base de données leur sera uniquement réservé.

Cette application devrait être progressivement accessible à tous les vaccinateurs qui souhaiteront l’utiliser à partir du mois de septembre prochain.

Il est évident que pour que ce service soit pleinement efficace, il faut que le vaccinateur dispose d’un outil informatique simple et d’un accès internet. L’ONE m’a sollicitée à ce propos ainsi que mon collègue Jean Marc NOLLET. L’ONE nous informe qu’il est désireux d’accéder à cette application mais qu’il ne dispose actuellement pas de matériel informatique ni dans ses consultations ni pour son personnel de santé de terrain.

Pour cette raison, l’application concernera d’abord la médecine scolaire, les médecins généralistes et les pédiatres privés, c’est-à-dire essentiellement les vaccins administrés aux enfants et aux adolescents. Dès que l’ONE sera informatisée, il pourra utiliser l’application électronique pour commander les vaccins de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour les nourrissons dont les parents auront choisi de s’adresser à ses services. Le coût de cette informatisation est estimé par l’ONE à un montant d’un million trois cents trente cinq mille euros. La décision d’informatisation relève de mon collègue Jean-Marc NOLLET en charge de l’Enfance.