Question de Mme Zrihen à Mme Schyns, ministre de l’Enseignement obligatoire et de Promotion sociale intitulée « La journée internationale des droits de l’enfant »

Ce 20 novembre est la date anniversaire de la signature de la Convention internationale des droits de l’enfant, adoptée par les Nations unies en 1989 et prévoyant la création d’une Journée internationale des droits de l’enfant.

L’enfant a enfin été reconnu comme une personne à part entière, faisant l’objet d’une attention particulière sur le plan du développement de toutes ses capacités et potentialités. Cependant, selon les statistiques de l’Iweps, en Belgique 28 pour cent de cette population infantile vit dans des conditions de pauvreté. Cette situation nous semble tout à fait insupportable et constitue une atteinte aux droits les plus élémentaires dans notre société. Madame la ministre, des écoles ou des associations ont-elles profité de cette journée pour prendre des initiatives particulières ?

Y avez-vous été associée ? Avez-vous été à l’origine d’initiatives ? Des collaborations ont-elles eu lieu ? De quelle manière avons-nous confirmé clairement et visiblement l’attention que nous portons  aux droits de l’enfant dans toute son intégrité et ses potentialités ?

 


Réponse de Mme. Marie-Martine Schyns, ministre de l’Enseignement obligatoire et de promotion sociale.

 

Le 20 novembre est, chaque année, la Journée internationale des droits de l’enfant. Comme ministre

de l’Enseignement obligatoire, je porte la responsabilité de faire respecter, durant toute l’année, les droits de l’enfant et notamment son droit à l’éducation sans aucune discrimination. Je citerai différents projets qui témoignent de notre engagement dans la mise en oeuvre d’une école inclusive et respectueuse de chacun. Il s’agit de « Décolâge ! », des « Cellules Bien-être », des dispositifs d’accueil des primo-arrivants, de différents autres projets, mais aussi de nouvelles circulaires en matière de gratuité d’accès à l’enseignement. En cette Journée internationale des droits de l’enfant, mon cabinet participe à une table ronde organisée par l’Unicef sur le thème de la lutte contre les inégalités scolaires. Nous prêtons évidemment une attention toute particulière à ce sujet. Chaque pouvoir organisateur, chaque établissement, chaque enseignant a la liberté de prendre une initiative pour souligner cette Journée internationale des droits de l’enfant. Je n’ai pas été informée d’un événement en particulier.

 


Réplique de Mme Olga Zrihen : Il ne me semblerait pas inutile que dans le cadre des programmes pédagogiques, la Journée des droits de l’enfant soit l’occasion de rappeler à toutes les équipes pédagogiques  qu’une attention particulière doit être accordée à cette question. Cette journée devrait également permettre de valoriser le travail mené à  travers les projets et inciter les enfants à considérer cette journée comme étant la leur. Je regrette que l’on ne soit pas plus attentif à communiquer les initiatives prises car j’estime qu’il serait utile d’évaluer la participation des écoles. Il me paraît nécessaire d’instaurer cette journée de manière beaucoup plus opérationnelle afin qu’elle ne se limite plus à une simple date ou à une information qui aurait échappé à de  nombreuses écoles.