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Rudy DEMOTTE, Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, demandera la libération de Bob RUGURIKA (28/01/2015)

Olga ZRIHEN, Vice-Présidente du Sénat et députée socialiste, a interpellé Rudy DEMOTTE, Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, ce mercredi 28 janvier en séance plénière, sur l’attitude qu’il peut adopter face à l’arrestation du journaliste burundais et défenseur des droits de l’homme, Bob RUGURIKA.

Bob RUGURIKA est directeur de la « Radio Publique Africaine » qui est incarcéré depuis le 20 janvier dans la prison de Muramvya, également appelée « prison de correction ». Cette incarcération fait suite au reportage d’investigation sur l’assassinat de trois religieuses italiennes survenu le 7 septembre 2014 en périphérie de Bujumbura.

Depuis 2009, Olga ZRIHEN suit l’évolution professionnelle, militante et personnelle de Bob RUGURIKA. Harcelé et plusieurs fois convoqué par le parquet pour s’expliquer sur ses reportages radiophoniques, c’est la première fois qu’il est maintenu en détention. Après avoir rencontré SEM l’ambassadeur du Burundi vendredi dernier dans le cadre de l’Union Interparlementaire, Olga Zrihen a aujourd’hui interpellé Rudy Demotte, Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, sur les moyens qu’il dispose pour renforcer la liberté de la presse au Burundi de manière générale et contribuer à la libération de Bob Rugurika.

Rudy DEMOTTE a d’emblée exposé que l’arrestation de Bob Rugurika est une atteinte à la liberté d’expression. Il a tenu à rappeler que la Fédération Wallonie-Bruxelles s’inscrit dans un souci de cohérence avec la communauté internationale. Rudy DEMOTTE s’aligne ainsi sur la position de l’Union européenne prise à l’issue de la réunion de «dialogue politique» instaurée par l’article 8 de l’accord de Cotonou UE/ACP qui a réuni, le 23 janvier dernier, les Chefs de missions de l’Union européenne dont l’Ambassadeur de Belgique et les représentants du Gouvernement burundais.

Le Ministre-Président demandera la libération du directeur de la radio, Bob Rugurika, et a considéré que cette libération représente un élément substantiel du dialogue à poursuivre avec les autorités burundaises.

Olga ZRIHEN appuie cette démarche, estimant que la liberté de la presse est en effet mise à mal dans un pays sous tensions croissantes à l’approche des échéances électorales au Burundi. Elle rappelle qu’il y a une disproportion manifeste entre ce qui est reproché à Bob Rugurika et les chefs d’accusation que le parquet lui attribue, dont celui de « complicité d’assassinat ».

Lire par ailleurs le communiqué du vendredi 23 janvier 2015, suite à la rencontre avec SEM l'ambassadeur du Burundi dans le cadre de l'Union Interparlementaire (section Burundi)